Agnès Bricard, élue Présidente du Conseil Supérieur
Date : Mercredi 9 mars 2011 | Catégorie (s) : Actualités du Réseau
Diffusez cet article |
Aucun commentaire |
Rédigez un commentaire »
Je suis toujours Tunisien et alors ?
Les événements de Tunis m’ont encore renforcé dans ma conviction que le premier amendement intouchable de tout pays, qu’il soit du sud ou du nord, est LIBERTE. Mon rêve, c’est de ne plus être invité à un colloque pour uniquement parler de nos réalisations économiques encore à parfaire, mais d’interpeller sur le chemin parcouru pour que la performance globale, défendu depuis 1938 par le CJD, c’est-à-dire certes économique mais aussi et surtout sociale et sociétale ne soit plus une gageure .
Depuis prés de 4 ans, je sentais à chacun de mes voyages en Tunisie, cette frénésie et cette impatience des jeunes dirigeants de prendre leur destin en main et de réclamer de l’équité, une concurrence loyale et une justice qui tranche toujours du même côté, celui du droit et non plus celui du plus fort, c’est-à-dire proche de la cour de l’ex première dame.
Ce ras le bol de jeunes, instruits, entreprenants ne pouvait rester sans réponse. L’envie d’être libres d’entreprendre partout avec pour seul garde fou la légalité et la pertinence du projet transpirait dans chacun de leurs actes. Ils étaient fiers de leurs voisins maghrébins qui avaient la latitude de dire ce qu’ils pensent à travers la presse et la société civile.
Ce trésor, ce capital est à nous. Nous devons continuer d’agir et de revendiquer ce droit qui est une soupape et un grand accélérateur pour sortir du rouge. Personne n’est en droit de nous prendre ce que le roi a légitimé et a accordé à chacun de ses citoyens : la liberté de s’exprimer et d’agir. Le chacun pour soi dans nos pays du Maghreb est un cadeau du ciel pour les détracteurs de nos libertés. Ceux qui continuent à penser que le 21ème siècle n’est qu’un chiffre de plus par rapport à son prédécesseur et ne représente pas un nouveau départ pour consolider nos libertés dans une sphère globalisée, se mettent le doigt dans le…
Défendre la liberté de la presse et combattre sans transiger la corruption doivent être le dénominateur de tout démocrate. Nos décideurs de tous bords, les acteurs de la société civile en tête doivent donner le ton, comprendre et le faire savoir que respecter ses engagements, les inscrire en haut de leur agenda, c’est la solution pour faire émerger un ensemble socio-économique viable, capable de de se challenger, de dialoguer pour plus de richesse partagée.
Si le monde est devenu un village, nos décideurs doivent l’intégrer, faire de la veille et encourager les échanges de bonnes pratiques notamment en matière de droits de l’Homme et des libertés individuelles. S’il est vrai que l’humain est un mammifère, il est vrai aussi que c’est un sacré « animal » qui réfléchit et sait faire la part des choses. Il est tout sauf daltonien. L’oublier est déraisonnable. Si nous revenons aux événements de Tunisie, on se rend compte que la carte de l’Economique trouve ses limites et qu’en cas de retournement de l’activité, il n’y plus rien pour jouer le rôle d’amortisseur. Par ailleurs, un autre enseignement, c’est la fragilité de nos économies. Le un pour soi ne profite pas aux populations. La banque Mondiale dans son langage diplomatique nous le rappelle à travers le coût du Non Maghreb estimé au bas mot à 1 milliards quatre cent millions d’euros par an !!! Qui dit mieux !!! Dit autrement, ce que nous ne sommes pas capables de capter comme richesses dans ces temps de crise pour nos populations, d’autres le font à notre place. Hram !!!
Nous devons travailler en amont, intégrer au niveau de l’Education Nationale dés le primaire, des modules sur la vie et les mœurs de nos concitoyens Maghrébins, de façon transverse intégrer la dimension éthique et déontologie dans le cursus scolaire très tôt. Nous pouvons lancer la réflexion pour démarrer le programme « IbnBatouta » à l’instar d’Erasmus.
La révolution du Jasmin est une chance et un fusible pour nous dont nous devons impérativement en tirer tous les enseignements.
D’abord, la justice et l’école doivent retrouver leur sacre et être un levier extraordinaire pour démocratiser le Maghreb par nos citoyens. L’Internet que nos enfants côtoient depuis leur premiers pas est un outil extraordinaire pour communiquer nos vœux, nos désirs et nos peurs sans passer par des intermédiaires. YouTube et Twitter ont montré leur capacité d’être des boucliers contre le non droit et l’oppression en permettant d’informer en temps réel le grand public de toute exaction ou même tentative. C’est à consommer presque sans modération. Et comme disait le prix Nobel, l’iranienne Mme Shirin, lors d’un congrès du CJD, il faut donner le prix Nobel de la paix à Internet.
La société civile, notamment les jeunes entrepreneurs des différents pays, doivent utiliser les NTI* pour capitaliser sur les bonnes pratiques et remonter aussi les difficultés rencontrées par les opérateurs intra-maghrébins pour créer plus de valeur pérenne pour nos gens et endiguer l’informel qui ne cesse de crôitre.
Permettre aux jeunes de vivre de leur travail, de lancer des projets tout en ayant une couverture sociale est un minimum. Des think-tank virtuels sont rapides à mettre en œuvre et ne coûtent pas chers. Un intranet dédié à cette thématique servira de support à travers aussi le déploiement du baromètre des entrepreneurs opérant au Maghreb pour donner envie et aussi pour interpeller les responsables économiques et politiques pour agir afin de lever les obstacles notamment non tarifaires qui freinent les échanges intra-maghrébins.
Nous devons être fiers d’être tunisiens et peut être malgré lui, le Maroc a été un exemple pour eux en terme de libertés individuelles. Il ne tient qu’à nous de passer de la bouteille à moitié pleine à la bouteille pleine tout court, si nous arrivons à faire la part entre le blé et l’ivraie. Comment peut-on concevoir un discours tolérance 0 contre la corruption et interdire à Transparency Maroc de décerner un prix à des militants pour la lutte contre la corruption.
Cette dernière tue, on l’a vu avec l’usine qui a pris feu à Casablanca. Combattre ce fléau mérite une reconnaissance ! S’agissant de problèmes déstructurants communs, agir en amont, travailler sur un projet de société commun, sont des éléments déterminants pour accompagner l’appropriation du projet Maghreb par tous nos concitoyens.
C’est une gangrène qui doit être laminée par tous. La transparence doit être une valeur portée par la société des 80 millions de Maghrébins avec pour fondamentaux Liberté, Démocratie et Richesse partagées.
Si nous, jeunes entrepreneurs, commençons à commercer dans le Maghreb en constituant des joint-ventures, nous pourrons apprivoiser plus facilement ce nouveau marché. Il faudra communiquer par l’exemplarité en faisant témoigner des entrepreneurs Maghrébins qui ont réussi. Cela rassurera toute PME qui voudrait monter son projet en partenariat avec une société maghrébine pour gagner du temps et répartir le risque.
Il faut aussi agir sur les volets transverses. Des expériences venant cette fois-ci de notre continent , la zone du CFA, nous montre la pertinence et l’intelligence d’avoir un cadre juridique, fiscal et financier commun. Les économies d’échelle et l’attractivité sont certaines. Nous pouvons en tirer des enseignements et y travailler sérieusement au lieu de continuer chacun à son niveau de refaire le monde. L’Europe n’est pas née à 25, nous pouvons construire à 2 ou 3 au démarrage. Donnons confiance à nos jeunes en investissant chez eux dans notre région le Maghreb. Nos jeunes ont besoin de rêver, de savoir que nos entreprises, par une démarche de développement durable, construiront le Maghreb de demain avec eux et pour eux.
C’est vrai que nous n’aimons pas les pionniers. Aailleurs ils sont adulés. Nous préférons les mettre sous quarantaine en les cataloguant d’opportunistes ou de révolutionnaires. Où est passé le Ibn Batouta qui était en chacun de nous ? Il est certainement à Tunis aujourd’hui !!!.
Ecoutons nos jeunes, consolidons la démocratie en accélérant la réforme du système scolaire, tordant le crayon à la corruption qui ne cesse de croître (cf derniers résultats de la perception de la corruption par l’association Transparency). Demain nous écrirons le Maghreb par nos réalisations dans un ensemble riche et libre et en paix. C’est possible, si nous donnons du sens à nos jeunes et des perspectives enrobées de Liberté de ton et d’actions.
Osons le Maghreb 2.0 par et pour les générations futures, nous n’avons que suffisamment attendu le politique. Agissons, nous lui faciliterons la tâche et contribuerons à donner du sens à son action et à retirer le meilleur du Jasmin.
Zakaria FAHIM Président du CJD International 2010-2012
Nouvelles Technologies de l’Information
Date : Vendredi 11 février 2011 | Catégorie (s) : Actualités du Réseau
Diffusez cet article |
Aucun commentaire |
Rédigez un commentaire »
Pour chaque situation critique, la solution adaptée
Date : Vendredi 14 janvier 2011 | Catégorie (s) : Prévention
Diffusez cet article |
Aucun commentaire |
Rédigez un commentaire »
Les voeux de REFM 2011
MEILLEURS VOEUX
Toute l’équipe du Réseau Expert France-Maghreb vous présente ses meilleurs vœux de bonheur et de réussite pour 2011.
Date : Lundi 3 janvier 2011 | Catégorie (s) : Actualités du Réseau
Diffusez cet article |
1 commentaire |
Rédigez un commentaire »
Restitution de la première étude sur les entrepreneurs des quartiers sensibles – Adive / La nouvelle PME / Opinion Way


![]()
Publication de la première étude nationale sur
LES ENTREPRENEURS DES QUARTIERS SENSIBLES
Le 17 Novembre à 18h30
Au Comptoir Général, 80 Quai de Jemmapes 75010 Paris
Lorsqu’on évoque les entrepreneurs des quartiers sensibles, certaines idées viennent à l’esprit : morosité face à la situation économique de leurs territoires, besoin de s’en sortir en créant leur propre emploi… Le sondage effectué par Opinion Way pour l’Adive et La Nouvelle PME nous apporte pourtant des éclairages inattendus : les entrepreneurs des quartiers sont jeunes (la moitié d’entre eux a moins de 40 ans, contre un tiers au niveau national), ils entreprennent alors qu’ils ont déjà une situation professionnelle stable (75% sont actifs avant de créer leur entreprise) et ils sont porteurs d’un optimisme rafraichissant (80% d’entre eux sont confiants concernant l’avenir).
Les entrepreneurs sur ces territoires connaissent des situations spécifiques et méconnues : quels sont leurs besoins en termes d’accompagnement, d’accès au financement, de réseau, de débouchés commerciaux… ? Quelles difficultés particulières rencontrent-ils … ?
Pour en savoir plus sur les entrepreneurs des quartiers sensibles, leur parcours, leur histoire et leur apport à la société, rejoignez-nous lors de la restitution de la première étude nationale sur ce sujet.
Enquête réalisée auprès d’un panel de 400 entreprises en ZUS entre le 1er et le 15 Octobre 2010
Inscription : nattali@adive.fr
L’Agence pour la Diversité entrepreneuriale (Adive) est une association loi 1901 qui a pour mission de mettre en relation les responsables achats des grandes entreprises françaises et internationales et les entrepreneurs issus de la diversité ou localisés dans les territoires « politiques de la ville » (ZUS, Zones Franches…) : notre programme « Achat & diversité » permet à ces entrepreneurs de développer leur activité, d’augmenter leur chiffre d’affaires et de générer de l’emploi sur leur territoire.
« La nouvelle pme » est un réseau social d’entrepreneurs solidaires. Notre objectif est de contribuer à la pérennité et au développement de TPE et PME en leur apportant différents services, tel qu’un réseau social, une marketplace, un programme de bénévolat de compétence, des rencontres avec des décideurs… A l’incitative d’entrepreneurs issus des quartiers, notre réseau est ouvert à tous les entrepreneurs franciliens pour le moment, avant un développement vers d’autres régions de France en 2011.
Date : Vendredi 19 novembre 2010 | Catégorie (s) : Salons et évènements
Diffusez cet article |
Aucun commentaire |
Rédigez un commentaire »


Bienvenue sur le blog du Réseau Experts France Maghreb dont l'objectif est de développer le
relations entre la France et le Maghreb. Ce blog est un lieu d'échange et de réflexion. Aussi,
n'hésitez pas à participer au débat soit en proposant des articles que nous mettrons en ligne à votre nom,
soit en ajoutant des commentaires sur ceux déjà en ligne.

